Mon site est hébergés chez Modeweb.net
Conception et graphisme Copyright ©Graph-Ik 2002-2010
L'utilisation de la bande passante de ces sites, les reproductions et/ou redistributions,
totales ou partielles, sont strictement interdites.
.jpg)
|
|---|
(Anémie Aplasique / Aplastique) Le 12 juin 2002, suite à une prise de sang de routine, mon médecin me téléphone à mon travail pour m’informer qu’il veut me rencontrer de toute urgence : je fais une anémie sévère et mon taux d’hémoglobine est à 52. Donc je suis hospitalisée le jour même en fin d’après midi au CHL de Ste- Agathe et au courant de la nuit j’ai reçu ma première transfusion de sang (1 culot). J’étais seule et je me posais un tas de questions; j’étais tellement inquiète de ce qui m’arrivait. Je ne comprenais pas car je n’avais jamais été malade. Le lendemain matin, mon taux d’hémoglobine est monté à 70, j’étais moins essoufflée et je me sentais mieux. Et aussi, j’ai eu une biopsie au sternum dont le diagnostique a été : « Manque de vitamine B12 dû à une anémie très sévère «. Le traitement a commencé aussitôt avec de fortes doses B12 et évidement un arrêt de travail jusqu'à la fin de juillet. Je remerciais le ciel que je n’avais pas le cancer. Deux semaines plus tard, je me sens encore très fatiguée malgré mes doses de B12 et je décide de rencontrer un autre médecin lequel me fait prendre immédiatement une prise de sang. Le lendemain matin à 6 :30 h. il m’envoie d’urgence au CHRDL à Joliette car mon taux d’hémoglobine était descendu à 62. J’ai reçu 2 autres transfusions (2 culots et 6 unités de plaquettes). Les médecins du CHRDL à Joliette me parlent d’une maladie grave et que je dois subir une biopsie médullaire dans le dos (os iliaque), ils appellent ça une carotte : c’est pour déterminer s’il y a un manque de cellules souches dans la moelle osseuse et cette biopsie se fera à HMR Hôpital Maisonneuve - Rosemont (Montréal). Entre temps je reste hospitalisée à Joliette pendant 2 semaines jusqu'à mon transfert à HMR, Montréal, le 15 juillet 2002, où je suis hospitalisée. Trois jours plus tard, le 18 juillet 2002, je reçois le diagnostic : APLASIE MÉDULLAIRE avec moelle osseuse pauvre et désertique. Le spécialiste en hématologie Dr. Lambert Busque me renseigne brièvement sur la maladie et des traitements que je pourrais recevoir. Le premier traitement sera avec médication (3 dans 1 avec immunosuppresseur) ATG Équin intraveineux, cyclosporine et cortisone) avec une réussite possible de 85%, le deuxième serait une greffe de moelle osseuse. Comme je n’avais jamais été malade, je ne croyais pas que cela pouvait m’arriver et comme la plupart des personnes, je n’avais jamais entendu parler de l’Aplasie médullaire et j’ignorais l’ampleur de cette maladie mortelle. J’aurais aimé comprendre ce qui m’agitait, mais tout paraissait m’échapper, plus de contrôle, même une pensé chassée par une autre qui n’avait aucun sens. Le 1 Août 2002, je suis admise à l’hôpital HMR de Montréal pour recevoir le traitement 3 dans 1. Le traitement de l’ATG dura 8 jours / liquide intraveineux qui dure 6 heures par jour et comme la chance me sourit, je suis allergique à ce traitement, donc quelques complications en surplus mais tout fini bien. Durant 23 jours d’observations et d’isolement et tout ces médicaments je perds la notion du temps et je reçois toujours des transfusions, mon sang ne se fait pas. J’ai passé une série de tests comme une coronographie (cœur fendu à 10% à cause d’efforts) les poumons, neurologues et cardiologues etc....je suis très faible car mon système immunitaire est très bas à cause des immunosuppresseurs. Je reviens chez moi le 23 août 2003.
Mon histoire au fil des jours............. Après 8 mois de rémission, j'ai reçu le 18 juin 2003, deux transfusions, mon hémoglobine était à 90. Le 15 juillet 2003, deux autres transfusions mon hémoglobine étant à 84. Comme résultat de tout ça, mon médecin m'annonce lors de mon rendez-vous habituel, que je suis en régression de ma maladie et qu'en plus j'ai une insuffisance rénale. Je devrai donc subir une troisième biopsie le 20 août 2003 pour savoir si je recevrai une greffe moelle osseuse ou si je recommencerai une autre forme de médication. Le 9 septembre 2003, Le 22 septembre 2003, Le 17 octobre 2003, Le 27 novembre 2003, Dans les imprévus de la vie que nous vivons tous, tous les jours, où nous sommes constamment sollicités pour un peu de solidarité, les DONS d'organes et de moelle osseuse et plaquettes ne sont pas suffisants au Québec, et si je fais partie des heureux élus je ne peux que m'inquiéter pour toutes les autres personnes en attente d'une greffe ou d'un organe, j'ai connu l'angoisse de cette attente inhumaine et c'est la raison essentielle pour laquelle je me suis décidée à écrire ces quelques lignes. Très bonne nouvelle pour moi: j'ai un donneur compatible à 100% grâce à Héma Québec. C'est un Européen. Par contre je ne serai pas greffée immédiatement. Mon médecin préfère retarder la greffe pour une période indéterminée. L'aplasie médullaire (aplastique) est une maladie qui se dégénère. Le 3 février 2004, Ma prochaine rencontre avec mon médecin est le 4 mai 2004. Entre-temps, je continue a surveiller mon hémoglobine qui ne doit pas descendre en bas de 90 sinon, je devrai recevoir une transfusion. Le 4 mai 2004, Le 17 septembre 2004, Le 14 décembre 2004, Les résultats de prise de sang démontrent une hémoglobine de 112 avec mention "B" (c à d. Bas) mais la Normale commence à 120. Il y a un an, il croyait fortement qu'il n'y avait pas d'autres solutions qu'une greffe de moelle osseuse à cause de ses transfusions répétées; aujourd'hui, je suis toujours en rémission. Donc la greffe va attendre....pour l'instant. Je continue d'espérer pour avoir une guérison définitive dans........ un proche avenir. Le 12 avril 2005, Le 12 juillet 2005, Pour plus d'info sur le HPN : L’hémoglobine est une protéine contenue dans les globules rouges, dont la fonction principale est d’assurer le transport d’oxygène aux tissus. En cas de destruction des globules rouges (on parle d’hémolyse, responsable d’anémie), l’hémoglobine est libérée dans le sang où elle se fixe sur sa protéine de transport l’haptoglobine. Au-delà d’une certaine quantité d’hémoglobine libérée, filtrée par le rein, est éliminée dans les urines. L’hémoglobinurie est responsable d’une coloration rouge Porto des urines lorsqu’elle est importante. L’apparition d’hémoglobine dans les urines reflète une hémolyse intra-vasculaire, c’est-à-dire une destruction des globules rouges dans les vaisseaux sanguins. Elle doit être différenciée d’une hématurie (présence de sang dans les urines) traduisant plutôt une anomalie du rein. Présentement, je suis toujours en rémission et l'aplasie est toujours là avec une anémie modérée. Dans un avenir indéterminé, sans l'intervention d'une greffe, et selon ma condition de vie, je serais transfusée aux 3 semaines avec un suivi plus complet et je dois vivre avec une maladie chronique qui n’empêche pas de vivre mais dans une fatigue qui ne se fatigue jamais. On peut qualifier l’aplasie de maladie « indolente » au double sens du terme, parce qu’elle laisse au malade une vie satisfaisante, mais aussi sans vigueur. Janvier 2006 Je ne vous ai pas donné de nouvelles depuis plusieurs mois, étant toujours stable en rémission et de temps à autre j’allais pour une prise de sang qui oscillait entre 95 et 105 d’hémoglobine. L’automne 2005 se passe dans les mêmes conditions, et je découvre que l’aplasie a d’autres symptômes…. « les acouphènes » ; eh oui, ces sons que j’entends depuis ma jeune enfance sont dus à cette maladie. Avec les années, je comprends que la maladie a toujours été là. Les saignements de nez et des gencives, des ecchymoses de toutes grandeurs sans me heurter sur quelque chose. Quand j’ai eu l’âge de sortir avec mes amies, je transpirais beaucoup plus que la normale en dansant ; en peu de temps, j’avais les cheveux tout mouillés, le front plein de gouttelettes (sueur), et un essoufflement que je croyais causé par la cigarette à ce moment là. J’ai grandi très vite, vers l’âge de 10 ans, je mesurais plus de 5 ‘ 3’’ (1,57 m), mon corps a changé très vite; j’avais l’air beaucoup plus vieille que mon âge. À l’âge de 19-20 ans, j’étudie pour devenir Esthéticienne Psycho Figurism ; et tout en étudiant l’anatomie de l’être humain, le prof nous parlait de petits rubis (petites taches rougeâtres sur la peau) ; il nous disait de ne pas toucher car cela pouvait devenir cancéreux. Avec les années j’avais de plus en plus de petites taches rouges et surtout sur les jambes; aujourd’hui je sais que ce sont des pétéchies dues à la maladie. Ces symptômes ont toujours fait partie de ma vie. C’est une maladie acquise et non héréditaire. Bientôt novembre 2005 est à nos portes; les festivités de Noël se préparent tranquillement dans les centres publics et j’aimerais aller y faire quelques achats mais je ne me sens pas bien. J’ai un rendez-vous le 10 novembre avec Dr. Lambert Busque (Hématologue). Depuis ma dernière prise de sang, j’ai une baisse d’hémoglobine de 104 à 101, mes plaquettes de 80 à 66…..la rémission continue. Toujours avec mon anémie et les symptômes qui persistent, le Dr. Busque me dit de ne pas oublier que je reviens de très loin…. que la pente est dure à remonter… que c’est une maladie rare….. Vous qui me lisez…connaissez- vous un(e) aplasique (ici au Québec)….car je me sens bien seule avec cette maladie ; le fait de connaître quelqu’un qui a la même maladie que moi et avec qui je pourrais en parler, me donnerait un peu de courage. Décembre, la fin de l’année 2005 arrive à grand pas; les jours passent, et je ne me sens pas bien… Le 3 janvier 2006 dans la nuit je me réveille brusquement, il est 3 :30h du matin, j’essaie de m’asseoir dans mon lit, ma respiration est difficile et la douleur est insupportable. J’ai des douleurs à l’épaule et au bras droit, je ne peux pas les bouger…. Je me dis : « Bon, une tendinite… ». Je prends donc rendez-vous tôt en après-midi avec un chiro….pour replacer ce nerf coincé. Au retour de ce traitement, je ne me sens pas en forme et je vais dormir un peu. La semaine passe et la douleur diminue « un peu »……mais le 12 janvier au matin, encore les mêmes symptômes qui reviennent ; alors je me rends au CLSC pour voir un généraliste De retour à la maison, je m’assoie dans mon fauteuil (posture carrée) avec un coussin électrique sur mon côté droit et de temps à autre je le pace sur l’épaule, ça fait du bien. La journée passe et je bouge le moins possible. Le soir au coucher, j’ai beaucoup de difficulté, je suis en position fétale et ma respiration est « saccadée ». A 5 :00h du matin, je retourne m’asseoir dans mon fauteuil avec toujours ce mal qui ne veut pas lâcher. Mon conjoint se lève, me regarde et dit; « ce matin, c’est l’hôpital » Le 13 janvier 2006, Après une heure de route, je m’inscris à l’hôpital comme ayant une pneumonie et que je veux voir mon médecin Dr. Lambert Busque. Je suis demandée dans la salle d’examen et Dr. Lambert Busque m’attend, à la première vue il est inquiet pour ma respiration. Alors tout se met en branle. Prise de sang, radiographie des poumons, installation d’un cathéter pour un scan etc.… Un nouveau verdict : Embolie pulmonaire et non une pneumonie; à ce moment là j’ai déjà deux comprimés d’antibiotique de pris pour la soit-disant pneumonie. Plus tard, Dr. L. Busque n’est plus de garde donc l’équipe du Dr. Boileau va prendre la relève, ils sont 3 hématologues près de mon lit et regardent mes jambes; l’un d’entre eux me demande quand j’ai fait une phlébite, je lui dis que non, je n’ai jamais fait cela……????!!!!! Quand ils sont partis, je regarde mes jambes…..elles sont énormes et depuis très longtemps je ne pouvais pas me mettre à genoux car ça faisait trop mal…. Je suis installée à l’urgence avec d’autres malades. Et ma médication commence avec injection dans le ventre (Innohep) et des pilules de Coumadin. Tout cela pour éclaircir mon sang et détruire les caillots. Après quelques heures à l’urgence, ils m’installent dans un corridor, où les gens sont allongés sur des civières et enlignés sur le bord du mur. Dans ces corridors (4 au total), il y a une circulation de 24 heures sur 24 ….. Des patients de l’urgence qui circulent n’ont aucun respect pour les gens qui sont couchés et malades. La nuit passe et je ne peux fermer l’œil, trop de bruit, je suis exténuée et très fatiguée. Mon conjoint arrive tôt et je lui dis : « aide-moi je veux aller à la toilette », et en revenant je lui annonce que j’ai la diarrhée. Une infirmière se présente en se disant très professionnelle; elle essaie de nous montrer comment faire cette injection; (car je devrai la faire moi-même à la maison) tout en tenant fermement mon abdomen, elle injecte le médicament…….....ça pique, ça brûle et je lui dit que ça me fait mal….le 14 janvier 2006.
Elle jase avec nous et toujours avec professionnalisme; je lui dis : « regarde j’ai eu un petit bleu hier avec cette injection » elle me répond : « elle a sûrement piqué une petite veinule » Mon conjoint me regarde les jambes lesquelles ont diminué de moitié….c’est bizarre,….je n’en crois pas mes yeux. Par la suite, je revois le Dr. Fish (Hémato) et me dis que tout va bien maintenant, mais je dois recevoir une autre injection le lendemain (14.01.06). Le 15.01.2006, je me rends à l’urgence pour une autre injection ainsi qu’une prise de sang pour avoir mon INR pour doser le Coumadin (éclaircir le sang). Entre temps tout va bien, je me sens mieux, la respiration n’est plus saccadée mais je manque d’air et les autres effets diminuent tranquillement, je suis faible, sans vigueur. Le 16.01.2006, arrivée à la clinique du Coumadin, je rencontre Barbara (ex-secrétaire du Dr. L. Busque) elle vérifie justement mon dossier et est très surprise de me voir là…..elle me dit : « ton hémoglobine est très basse…..91, les globules blancs 2.7 et les plaquettes sont à 74, va voir le Dr. L. Busque et apporte lui le rapport ». Pendant ce temps je suis chez moi ( à une heure de route) à attendre son téléphone. Il me dit que le lendemain, 19.01.2006, je suis attendue à la salle de transfusion pour recevoir 2 culots de sang complet. Donc le jeudi matin, je repars pour l’hôpital avec mon conjoint. Durant la journée, tout se déroule bien et je suis contente. Je vais être bien après ma transfusion, mes organes et tout mon système va se porter mieux. Les infirmières me disent que je vais être bourrée…..un terme utilisé pour dire que je serai en meilleure forme pour près de 3 mois…. Un culot de sang donne 250 ml (soit 1 tasse) et une tasse de sang équivaut à 10 unités. Donc si j’ai 90 d’hémoglobine je serai à 100 d’hémoglobine après avoir reçu ce culot. Après 6 heures de goutes à goutes, je suis libérée de ce cathéter. Je retourne chez moi, mais je suis très fatiguée. Une fatigue lourde, je veux juste dormir et dormir…..
La semaine passe mais j’ai toujours cette fatigue lourde, je me dis ça va aller, et durant mes journées, je fais un peu d’ordinateur ou de la peinture que vous pouvez visiter ici . Pendant cette semaine du 22.01.2006, une infirmière de liaison doit venir chez moi pour des prises de sang pour avoir le dosage du Coumadin. Le 27 janvier, je me rends à l’hôpital à la clinique du Coumadin, avec un INR de 4.21, je dois cesser d’en prendre pour 2 jours, car mon sang est trop clair. Mais le 30 janvier au matin, je me réveille avec un mal de cœur et mal de tête, je me lève et j’ai très froid. Elle téléphone au Dr. L. Busque et lui dit mes symptômes. Il me demande de me rendre immédiatement à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. J’ai très froid et je ne me sens vraiment pas bien, la journée passe et à 5 heures je suis de nouveau hospitalisée à l’urgence sur une civière dans un endroit appelé « Annexe CHOC ». J’ai toujours mal à la tête et au cœur malgré les soins appropriés. Après le souper, ils me font passer les mêmes tests que ceux reçus le 13 janvier. Un diagnostic secondaire est prononcé : 2ième embolie pulmonaire sous Coumadin. Donc ils me gardent sous surveillance. Mais cette nuit là a été très mouvementée, toujours mon mal de cœur et un point au dos, ça ne va pas bien du tout…..bilan cardiaque, prise de sang, de la nitro sous la langue; 3 fois je leur dis que je suis très molle et fatiguée…..la crise est passée . Le lendemain….. le médecin me confirme une petite pierre au foie. Le 31 janvier 2006, je suis toujours dans le département de l’urgence « Annexe CHOC » ça va bien malgré le mal que j’ai au poumon et à l’épaule. Les gens circulent, un va-et-vient que je n’aime pas vu ma situation, donc je ferme les rideaux pour me protéger des microbes. Mon conjoint arrive et je lui raconte ma soirée. Le Dr. Jade Thériault (résident) me dit que je vais aller passer une écographie et un dopper pour mes jambes. Et ils recommencent les injections de Innohep, car c’est plus efficace que le Coumadin. Le souper est arrivé, je n’ai pas faim, mon conjoint veut aller me cherche quelque chose d’autre car je n’aime pas vraiment mon assiette qui m’est servie…..du poulet et il a l’air très sec, mais bon j’en mange un peu… Il est près de 7 heures, je dis à mon conjoint que je veux aller à la toilette, car ça gargouille dans mon ventre et d’un pas rapide j’arrive ….ouffffffffff Je retourne sur la civière et je m’assoie, mais pas le temps de me couvrir, je repars d’un autre pas aussi rapide et arrive à la toilette…..je fais une selle moitié molle et liquide, donc en ressortant j’avise mon infirmière, elle me donne un contenant pour une analyse, mais ne le prend pas en note pour mon dossier. (Ce que j’apprends plus tard). En l’espace d’une demi-heure c’était en diarrhée « liquide »; je suis épuisée et très fatiguée….je ne peux pas croire que j’ai une diarrhée… aussi, je remarque que je suis la seule à aller souvent à la salle de toilette. …. (les autres patients ont l’air bien… ) Je demande à mon conjoint de retourner à la maison; il est près de 8 h, Une nuit très longue s’annonce et je suis assise sur cette civière, je pleure de rage…..à 6 heures du matin une infirmière vient à moi…..pour prendre ma pression et température. J’éclate en sanglots….enfin je vais dormir après 3 jours…… Nous sommes rendus le 1 février, j’ai perdu la notion du temps. À 9 heures je me réveille et un infirmier rentre dans ma chambre tout vêtu de blanc de la tête au pied. En sortant il ouvre la lumière du plafond…..et je commence à regarder mon environnement…..et j’en conclus que c’est très sale…..je me recroqueville dans mon lit et ne veut pas en sortir…. J’ai dédain, mais je dois me lever pour aller à la toilette….. En me retournant pour faire partir la chasse d’eau je remarque que mon urine est très foncée…. Le 2 février, une dame vêtue aussi de blanc de la tête au pied, vient me rendre visite…. Elle m’annonce qu’elle est infirmière en bactériologie. Elle me dit tout bonnement que j’ai la C.DIFFICILE une bactérie qui s’appelle Clostridium difficile. Je lui réponds toute surprise…. Ah oui……? Alors là, je savais le pourquoi de cet isolement. L’examen de mes selles confirme la présence de cette bactérie la Clostridium difficile (Communément appelée la C. DIFF) Durant la journée Madame Annie-Claude Labbé, département de microbiologie-infectiologie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont / Institut de recherche en santé du Canada se présente dans ma chambre et elle m’explique son travail et me demande de participer à une recherche pour aider les gens qui ont la C.DIFF et pour m’aider moi-même. J’accepte et je signe l’entente. Le soir même, on me déménage encore pour aller à l’étage soit au 9ième CD, car c’est une aile de l’hôpital pour la C.DIFF seulement. Je suis seule dans ma chambre et beaucoup plus tranquille….je récupère plus vite, car enfin je dors beaucoup. En fin de semaine passée, soit les 4 et 5 février, tout va bien, médication, injection etc…… De retour chez moi, je suis bien contente de retrouver mon lit. lolllllllllllllllllllll J’espère avoir enfin un peu de répit…pour récupérer……
|