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( Anémie Aplasique / Aplastique) Le 5 novembre 2007 : à la demande générale, les gens veulent savoir où j’en suis avec la maladie… Donc, après la semaine d’hospitalisation…je suis suivie par une infirmière de liaison pour mon INR (C'est un test sanguin semi-global de la coagulation sanguine) et pour recevoir les injections et la prise du coumadin….un traitement qui durera 6 mois. Durant mon séjour à l’hôpital, je demande aux infirmières si elles connaissent une autre personne qui a une aplasie médullaire…car j’aimerais bien le (la) rencontrer, histoire de parler et de savoir c’est quoi cette maladie et comment vivre avec. Je suis toute énervée….je prends contact avec elle, et nous nous rencontrons au resto pour un déjeuner causerie….. Elle me raconte son histoire avant la greffe et l’après greffe; je l’écoute attentivement. Ce fut une journée agréable et importante pour moi…. J Je rencontre mon médecin le (23 mars). J’ai hâte de voir les résultats de ma prise de sang…j’ai toujours des symptômes reliés à la maladie : l’anémie, jambes enflées, mal au dos et aux os ainsi que des fréquents maux de tête, je n’ai pas d’énergie, etc.…. La prise de sang démontre une hémoglobine de 107, plaquettes à 50 et des globules blancs à 3.2 et une neutro à 1.0. Ce qui démontre toujours une anémie et mon médecin me dit que je suis toujours en rémission partielle. Voici ce que je vis : L’anémie désigne le manque de globules rouges dans le sang, qui entraîne un apport insuffisant en oxygène dans l’organisme. Il en résulte pâleur, fatigue importante et essoufflement au moindre effort. Une personne souffrant d’anémie peut également présenter des douleurs musculaires (sensations de muscles tétanisés ou très fortement contractés). La pâleur concerne aussi bien la peau que les muqueuses (tissu qui tapisse l’intérieur de la bouche et des cavités de l’organisme), les gencives, la langue, et la conjonctive (membrane qui recouvre le blanc de l’œil). En plus de l’essoufflement, des vertiges et la perception gênante des battements du cœur (palpitations) lors d’un effort sont également des signes possibles de l’anémie. La peau est terne, froide et sèche, les cheveux, qui tombent facilement, perdent leur brillance et leur caractère soyeux. Les ongles deviennent mous, secs et cassants. Des saignements anormaux (hémorragies) peuvent survenir, conséquences du nombre insuffisant de plaquettes. Les signes hémorragiques varient d’une personne à l’autre. Il peut s’agir d’un saignement du nez (épistaxis), des gencives (gingivorragie), ou de « bleus » fréquents et inexpliqués (ecchymoses et hématomes). Des hémorragies au niveau de la peau sont présentes : elles se manifestent par de petites taches d’un rouge violacé dont les dimensions varient d’une tête d’épingle à une lentille (pétéchies). D’un point de vue non plus physique mais social, il est parfois malaisé de vivre quotidiennement avec une maladie rare au nom obscur dont la plupart des effets sont invisibles. Les semaines et les mois passent…… Je rencontre un neurologue le 18 mai, car j’ai toujours des maux de tête terribles et après plusieurs mois le diagnostique est: céphalée de tension liée à une tension nerveuse, notamment nocturne, qui empêche le cerveau de se relaxer la nuit. C'est un peu simpliste, mais cela résume bien le problème en plus d’un taux d’hémoglobine bas. Si mon moral est mauvais, la céphalée s'aggrave. Donc je prends un antidépresseur et des médicaments pour maux de tête et des tylénols pour me soulager et j’essais de prendre la vie plus calmement. Le 23 mai, je retourne voir mon hématologue et le verdict est toujours le même, en rémission partielle. Et à ce moment-là, mon hémoglobine est de 114, les plaquettes à 73 g. blanc à 4.5 et un neutro de 1.7. Je me sens mieux, les symptômes sont moins apparents, l’essoufflement est presque disparu, les pétéchies sont moins apparentes….j’en reviens pas… est-ce que j’ai eu raison de cette maladie…??? Je prends toujours du coumadin et j’ai des injections pour stabiliser mon sang….et ce traitement va prendre fin vers la mi-juillet. Un proverbe dit : que le meilleur médecin est nous-même et nous savons par instinct de ce que nous avons besoin…, donc je décide d’arrêter toute la médication (graduellement) en même temps que le coumadin dont la dose diminue de semaine en semaine. Et je me dis que peut-être je pourrais revivre ma vie plus normalement en espérant reprendre un travail…là où je l’ai laissé en 2002. Entre temps…..je me rends compte que j’ai du sang dans mes selles….j’en parle avec mon médecin et je passe une colonoscopie (2 juin, avec Dr. Aumais) pour vérifier d’où provient ce sang… En conclusion : heureusement rien de grave, ce sang est dû à mon estomac…trop de médicaments en peu de temps…. Le 19 juin 2006, En septembre 2006, Je retourne voir mon médecin et comme toujours je suis encore en « rémission partielle » hémoglobine à 108, plaquette 63, g. blanc 3.2. Je lui dis que malgré mes symptômes que je vais bien et depuis le diagnostique en juin 2002, j’ai toujours vécu avec la maladie sans le savoir et pour moi j’étais en santé. Donc, j’ai l’autorisation d’aller travailler deux jours semaine. J’attendais cette bonne nouvelle depuis si longtemps……mais voici le hic : qui voudra m’employer? Avec un arrêt de travail de 4 ans : depuis juin 2002 et nous sommes en 2006. Mon doc s’en doute bien et m’a dit : si tu trouves un employeur, tu me le fais savoir. A bien y penser… qui veut d’une malade? … Mais cela ne m’arrête pas. Je décide de faire mon bilan professionnel avec l’aide du Centre d’emploi Québec. La conclusion : Après 6 semaines de travail sur (moi) et mon avenir….voici la réponse : pas d’aide pour les temps partiels. Je dois me créer un travail automne chez moi, vu que la maladie est toujours diagnostiquée : « rémission partielle ». L’hiver 2006 - 2007 passe et tout va bien, je rencontre mon médecin de famille régulièrement et cet hiver - là, il me demande de me faire vacciner pour la grippe et mon hématologue me fait aussi cette même demande. J’ai refusé cette injection, de peur que mon système devienne plus faible. Heureusement il n’y a rien eu de spécial à signaler….. Le printemps 2007, Durant ce temps là … J’ai une amie qui a un commerce et se cherche une secrétaire pour l’été, soit une journée par semaine. Elle me demande si je suis intéressée….et j’accepte avec grand plaisir. Pour une personne en santé, tous ces déplacements sont tout-à-fait normal mais pour moi qui suis toujours en anémie…c’est beaucoup d’efforts et je cours après mon énergie. Avant de connaître cette maladie, je travaillais et je menais une vie très active même avec les symptômes de l’aplasie et je me disais et me croyais en santé. La ménopause est apparue très vite dans ma vie et mon médecin de famille me disait que c’était trop tôt, mais j’étais très septique. Je me rappelle que vers l’âge de 35 ans, je transpirais beaucoup et j’avais des maux de dos très douloureux etc.… j’étais certaine d’avoir tous les symptômes d’une ménopause. L’été (2007) est enfin arrivé, je me dis que malgré les symptômes qui sont toujours là, j’essaie de fonctionner comme une personne qui n’a jamais été malade…. de me lever le matin et de faire une journée normale…..comme quand j’avais une journée de congé…. Et bien…même malgré tous mes efforts, j’ai toujours du mal à fonctionner, je me rends compte que je n’ai plus l’énergie et l’endurance d’antan, je ne suis plus capable et je n’ai plus de force. Le 12 octobre 2007, rencontre avec mon médecin de famille, je lui dis que je suis toujours fatiguée, et j’ai du mal à remonter la côte…alors il me fait prendre une prise de sang qui se lit comme suit : hémoglobine 112 et les plaquettes à 74. Malgré ce beau résultat, il ne comprend pas cette fatigue tenace et constante. Le 25 octobre 2007, rencontre avec mon médecin Dr. Busque, Hémato. Six mois ont passé depuis la dernière rencontre. La prise de sang se lit comme suit : Hémoglobine 107, plaquette 74. Après seulement deux semaines (de 112 à 107) c’est une baisse significative à ma fatigue. J’ai beaucoup de vertige et ma pression est très basse…. Avant qu’il me dise que je suis encore en rémission, c’est moi qui lui dit : «toujours en rémission partielle ? », il me répond qu’il n’a pas de médicament miracle….que je dois vivre avec. Aussi, il m’a demandé depuis quand j’ai été diagnostiquée?…..cela m’a intrigué…! Serais-ce que la rémission (qui veut dire que la guérison est arrivée) ou que la maladie vas ressortir ses griffes…..? Je n’ai pas osée lui demande….car j’aurais eu une réponse avec beaucoup de terme médical, juste assez pour ne pas comprendre ce qui vas m’arriver. Aujourd’hui, le 7 novembre 2007 je veux remercier tous mes visiteurs plus de 27 000… Merci! J’ai rencontré une nouvelle amie (Lise C.) qui, elle aussi à été diagnostiquée aplasique. Nous nous sommes rencontrées le 4 octobre dans la région des Laurentides et elle m’a raconté son histoire. Malheureusement pour elle, elle est allergique à la cyclosporine, ce qui a causé beaucoup de dommage à sa vision; contrairement à moi qui suis allergique à l’ATG. Je te souhaite du courage Lise…..car traversée toutes ses épreuves demande beaucoup d’énergie. Dans un récent message, sur mon livre d’or reçu par « Diane » …elle me dit : «Je marche dans tes pas avec cette maladie » …..J’ai hâte de te rencontrer…. Voici mes symptômes qui ne s’améliorent pas du tout;
Suite..... de mon histoire à venir.... Merci! Vivre c'est croire qu'on ne finira jamais;
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